Code rouge et noir

Aujourd’hui les sages-femmes étaient encore en grève et elles manifestaient à Paris. J’ai eu toujours eu l’impression d’être porté par un vent épique dans ces rassemblements ; les femmes qui manifestent sont les témoins discrets de la fondation de l’humanité. Ce matin, autour d’un café avec un petit groupe de consœur, nous discutions manifestation et … Continuer la lecture Code rouge et noir

14 – Basique

À Claire, si un jour elle passe par là. « Est-ce que vous dormez assez ? » demande la sage-femme. C’est compliqué en ce moment. Beaucoup de choses dans la tête, beaucoup de pression. J’aimerais bien me poser un peu, mais j’ai l’impression de courir en permanence d’un endroit à l’autre, d’avoir des tonnes de choses … Continuer la lecture 14 – Basique

2 On ne change pas

Au moment où mon téléphone a sonné, je me suis assis sur le bord de mon lit, un peu hébété. J’ai décroché par habitude. Une sorte de réflexes primal que l’on a dans les petites maternité − ces maternités où les sages-femmes ont parfois encore une chambre de garde et où, si la nuit est … Continuer la lecture 2 On ne change pas

20 Un thé

J’étais dans le coin. En gros j’étais en banlieue est avec une après-midi de libre et, en gros, pour un parisien, ça correspond plus ou moins à « être dans le coin ». Cela faisait presque deux ans que je ne l’avais pas vu. À une époque où elle n’était pas emmerdée par son genoux et occupée … Continuer la lecture 20 Un thé

8 L’usine

Elle est rentrée à pied, faute de taxi, faute de VTC, ayant peur de prendre une trottinette ou un vélo avec la circulation parisienne rendue folle par la grève. Et elle est énervée, parce qu’on lui a dit qu’elle travaillait dans une usine à bébé. Sa maternité c’est plus d’une cinquantaine de lignes de garde, … Continuer la lecture 8 L’usine