Le mur – 1

Hier je me suis pris un mur.

Ça faisait longtemps que je n’avais pas pris de mur. Le dernier date d’il y a plus de 6 ans, quand j’ai entamé ma dernière année d’école de sage-femme.

J’ai toujours eu des facilités. À l’école ou dans les activités du quotidien, que ça soit dans le domaine artistique ou scientifique. Je comprends vite, j’imite assez bien.

Je reste superficiel.

Il y a 6 ans je me suis retrouvé dans une situation où rester superficiel ne suffisait pas.

Mural of Vintage Woman by Aman Ravi on Unsplash

 

Mais qu’importe les murs, quand ça devenait dur je pouvais toujours fuir, non ? Je ne sais pas dessiner parce que je me lasse quand ça demande de la patience. Je sais faire un peu de piano, mais j’ai arrêté quand j’ai commencé à devoir fournir un effort quotidien.

Après tout, si la vie est un couloir, on peut juste s’arrêter à un mur et choisir un autre chemin, non ?

Non.

En fait, il y a 6 ans, mis au pied du mur j’ai compris que j’avais deux options : l’abattre ou arrêter mes études. Et donc, pour la première fois, j’ai décidé de travailler.
Ce n’est pas très compliqué une fois qu’on a compris comment faire, et, heureusement, j’apprends assez vite. Ça valait le coup.

Donc hier j’ai pris un mur en danse.
Heureusement que maintenant, j’ai appris à les abattre.

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